20 octobre 2008
La Francophonie participera à la réduction de 50% des émissions polluantes
La Francophonie participera à la réduction de 50% des émissions polluantes
AFP | 19.10.2008
Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Francophonie se sont engagés dimanche à mettre au point des politiques nationales pour contribuer à réduire de moitié d'ici à 2050 les émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Les pays de la Francophonie se sont engagés à "coopérer pour que tous nos pays puissent mettre au point des politiques nationales en vue de réaliser, entre autres, l'objectif commun de réduire d'au moins 50% les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici à 2050," indique la déclaration finale du sommet.
Par cette formulation, les pays de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ne s'engagent pas à réduire de 50% chacun leurs émissions polluantes, mais à développer chacun des mesures pour contribuer à un objectif mondial d'une réduction de moitié en 2050 des émissions polluantes, en conformité avec les recommandations du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec).
Le Premier ministre canadien Stephen Harper a de son côté annoncé à l'issue du Sommet de la Francophonie, à Québec, une aide de 100 millions de dollars aux "pays en développement particulièrement vulnérables" pour la lutte contre les changements climatiques.
Cette aide sera en grande partie destinée aux petits Etats insulaires menacés surtout en Afrique, dans les Caraïbes et dans le Pacifique, a indiqué M. Harper.
"Le Canada s'engage à appuyer les pays de la Francophonie dans la lutte contre les changements climatiques. Notre gouvernement a toujours été convaincu qu'il fallait une solution complète et véritablement planétaire aux changements climatiques", a-t-il déclaré.
L'OIF, qui compte 56 membres permanents et 14 associés, avec l'ajout ce week-end de l'Arménie, s'est engagée à développer une "position francophone concertée" aux deux prochaines conférences sur le climat, à Poznan (Pologne) en décembre et Copenhague en 2009.
Ces rencontres viseront à définir un futur accord de lutte contre les changements climatiques après l'échéance, en 2012, des premiers objectifs de réduction des émissions polluantes fixés dans le cadre du protocole de Kyoto.
La résolution de la Francophonie engage le Canada et la France, qui se sont fixé des cibles différentes en terme de lutte aux changements climatiques, à coopérer avant ces deux conférences phares. Elle permet aussi à ces Etats d'inclure les pays du Nord dans la lutte contre les changements climatiques.
La déclaration finale de l'OIF comporte un engagement en faveur d'une plus grande participation de la Francophonie aux "mécanismes de développement" propre compris dans le protocole de Kyoto.
Ce mécanisme permet à un pays du Nord de diminuer son niveau d'émissions polluantes en finançant au sud des projets de lutte contre les changements climatiques.
30 mai 2008
Des tests ADN "ethniques" réalisés à Nantes
Une analyse ADN en cours dans un laboratoire
© France 2Des magistrats ont ordonné à un laboratoire des tests ADN pour déterminer l'origine ethnique de suspects
Selon le site Mediapart.fr , l'Institut génétique Nantes Atlantique a été sollicité pour réaliser ces tests au cours des derniers mois
Le porte-parole de la Chancellerie, Guillaume Didier, a confirmé mercredi cette information du site internet Mediapart. Ce vendredi matin, les responsables du laboratoire nantais démentent.
"La justice a eu recours à plusieurs reprises, ces derniers mois, à des tests génétiques visant à déterminer l'origine «ethnique» du porteur d'une trace ADN (sang, sperme...) laissée sur la scène d'un crime ou d'un délit.
Ces analyses, conçues pour orienter des enquêteurs (policiers, gendarmes ou juges) dans leurs recherches, constituent selon plusieurs magistrats et scientifiques un détournement manifeste de la loi en la matière." écrit Fabrice Arfi sur Mediapart. "Une barrière est tombée".
Selon le porte-parole, "la loi semble avoir été respectée". Il précise néanmoins que le prochain comité technique interministériel gérant le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) "ferait le point" sur les aspects éthiques de ce dossier.
La loi, a précisé Guillaume Didier, encadre "très strictement" les tests d'ADN "dans le souci d'éviter toute dérive éthique". Seuls les segments "non codants" de l'ADN ont le droit d'être utilisés, à l'exception de celui déterminant le sexe.
Mais "ce laboratoire" (l'Institut génétique Nantes Atlantique, cité par Mediapart) avec d'autres à l'étranger, maîtrise aujourd'hui la technologie permettant de se servir de segments "non codants", entrant donc dans le cadre de la loi, pour déterminer "l'origine géographique ancestrale d'un suspect", a expliqué le porte-parole.
Ces empreintes génétiques ne sont pas entrées dans le fichier national, a-t-il affirmé.
Lire l'article de Médiapart :
28 mai 2008
Le chantier de l'EPR en France en difficulté après celui de Finlande
AFP | 27.05.2008
Le chantier du réacteur nucléaire de troisième génération EPR en France est confronté à des difficultés techniques qui n'en modifient pas encore le calendrier, mais rappellent celles du chantier de Finlande, qui a subi des retards.
Les opérations de coulage de béton du réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR à Flamanville (Manche) ont été suspendues le 21 mai après que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a relevé des "anomalies", a annoncé mardi l'ASN.
Les anomalies concernent notamment la disposition de certaines armatures de fer non-conformes aux plans, constatées par l'ASN lors d'une inspection réalisée le 5 mars, un problème qui s'est reproduit le 21 mai.
"Des fissures à la suite de la coulée d'un bloc de béton composant la plate forme de l'îlot nucléaire de l'EPR" ont également été constatées par les inspecteurs de l'ASN.
Toutefois, "à ce stade, il est très largement prématuré de parler de retards potentiels sur notre chantier", a assuré à l'AFP Bernard Salha, directeur de l'ingénierie nucléaire du groupe d'électricité EDF, maître d'oeuvre du chantier.
L'EPR de Flamanville est le deuxième réacteur à eau sous pression (European Pressurised water Reactor) en construction dans le monde, après celui de Finlande. Sa construction a démarré en décembre et il doit être mis en service en 2012.
"Techniquement, ces anomalies ne posent pas de problème en matière de sûreté, mais elles illustrent toutefois un manque de rigueur au niveau du chantier qui est inacceptable", a estimé Thomas Houdré, chef de la division de Caen de l'ASN, lors d'une conférence de presse.
L'ASN a donc demandé à EDF, maître d'oeuvre, de ne pas engager de "nouvelles opérations de bétonnage dans l'attente d'améliorer la rigueur des contrôles internes", a précisé Hubert Simon, adjoint au chef de la division de Caen.
"Nous sommes en train de définir des mesures de renforcement des contrôles de la construction, que nous allons transmettre dans les jours à venir à l'ASN", a précisé M. Salha.
Les travaux de terrassement, le ferraillage et le béton ont été confiés par EDF au groupe Bouygues, chargé de la réalisation du socle du réacteur, sous le contrôle d'EDF.
Interrogés, le groupe de BTP Bouygues et le groupe nucléaire Areva, qui conçoit l'EPR, se sont refusés à tout commentaire.
En revanche, l'ASN estime "satisfaisante" la "qualité de réalisation des travaux préparatoires et des premiers travaux de construction" de l'EPR.
Interrogé par l'AFP, Yannick Rousselet, chargé du dossier énergie à Greenpeace, a réclamé "l'abandon définitif du projet", estimant que le chantier "cumule en permanence des dysfonctionnements extrêmement graves qui concernent réellement la sûreté du réacteur".
Le réseau Sortir du Nucléaire a lui aussi dénoncé, dans un communiqué, de "graves malfaçons" sur le chantier EPR, réclamant "l'arrêt immédiat" des investissements dans le nucléaire.
En Finlande, où Areva est maître d'oeuvre, un problème de qualité de béton, dû à des insuffisances en terme de sûreté, avait obligé le groupe nucléaire à revoir sa chaîne de sous-traitance et à élargir les prérogatives de Bouygues.
Ces problèmes ont retardé le chantier d'Olkiluoto (sud-ouest) d'environ deux ans. La mise en service de cet EPR est désormais prévue pour 2011, au lieu de 2009.
21 mai 2008
Seconde vie pour le Viagra dans des maladies graves
Jean-Michel Bader
13/05/2008 | le figaro
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La petite gélule bleue contre l'impuissance, archétype du médicament de confort, serait utile dans de nouvelles indications plus «sérieuses».
Depuis sa commercialisation en 1998, le Viagra a connu un succès planétaire (7 milliards de dollars de ventes) avec 35 millions d'utilisateurs dans le monde. Le marché des troubles de l'érection en France a connu entre 2005 et 2006 une progression de 23 %, pour atteindre 123 millions d'euros de chiffre d'affaires. Au total, ce sont près de 1,6 million de boîtes de Viagra (Pfizer) ou de ses concurrents Cialis (Eli Lilly) et Levitra (Bayer) qui se sont vendues dans l'Hexagone.
Or voici que l'on découvre au Viagra des vertus pharmacologiques d'une tout autre envergure que le simple dépannage sexuel : la dernière en date est publiée dans les Annales de l'académie nationale américaine des sciences (Pnas) du 12 mai. Des souris atteintes de myopathie (dystrophie musculaire) ont eu leur cœur malade protégé par des injections quotidiennes de Viagra sous la peau. Dans cette maladie génétique se caractérisant par une faiblesse et une dégénérescence progressive des muscles volontaires qui contrôlent les mouvements, le muscle cardiaque est également touché. L'équipe de Mike Khairallah (Montreal Heart Institute) avait déjà montré en 2001, chez les mêmes souris (modèles de la maladie humaine), dès l'âge de 8 à 10 semaines, et alors qu'aucun signe avant-coureur n'est visible sur le cœur, que ce dernier est déjà vulnérable et ne résiste pas longtemps à une charge de travail importante.
Protection des cellules cardiaques
Ces cœurs déficients ont, de plus, des caractéristiques métaboliques et fonctionnelles anormales, qui annoncent en silence la défaillance cardiaque ultime. Une des molécules énergétiques indispensables au fonctionnement cardiaque normal (appelée GMPc) n'est pas formée en assez grande quantité chez ces souris.
Or l'étude publiée hier montre que l'utilisation du Viagra (Sildénafil) est d'une grande efficacité pour restaurer la production de cette molécule énergétique. Du coup, non seulement les cellules cardiaques sont protégées contre les dégâts mécaniques, mais le Viagra préserve également la santé des mitochondries, ces organites de la «respiration» de la cellule. Enfin, la pilule bleue de l'amour prévient la détérioration des performances de la contraction cardiaque, habituellement observée chez ces souris quand elles vieillissent. Selon les auteurs, étant donné la bonne tolérance pharmacologique du Viagra depuis sa commercialisation, des essais cliniques de prévention, voire de traitement des cardiomyopathies des maladies musculaires, devraient pouvoir être rapidement organisés chez des sujets humains.
Une autre utilisation «lourde» du Viagra est envisagée, le traitement d'une maladie rare et mortelle, l'hypertension artérielle pulmonaire. Elle peut être due à des maladies du poumon ou survenir après une chirurgie réparatrice d'anomalies anatomiques cardiaques congénitales. La résistance normale des vaisseaux du poumon augmente peu à peu. Le muscle cardiaque du cœur droit (oreillette et ventricule droits) s'épuise peu à peu à lutter contre elle, la défaillance du ventricule droit suit, ainsi qu'une mort prématurée. Une étude parue en 2005 dans le New England Journal of Medicine a comparé chez 278 malades répartis en plusieurs groupes, l'effet de doses croissantes de Viagra avec un placebo. Le Viagra a significativement amélioré le périmètre de marche, la plus grande amélioration clinique survenant chez les malades les plus gravement atteints. Le Viagra pourrait devenir le cinquième médicament utile dans cette pathologie.
20 mai 2008
Ethiopie: la sécheresse menace six millions d'enfants
Sciences
AFP | 20.05.2008
Au moins six millions d'enfants sont affectés par la sécheresse qui frappe actuellement plusieurs régions d'Ethiopie et ont besoin d'une assistance immédiate, a annoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).
"Au moins six millions d'enfants âgés de moins de cinq ans vivent dans des zones pauvres touchées par la sécheresse et ont besoin de la poursuite des interventions d'urgence de prévention en matière de santé et de malnutrition", selon un communiqué.
126.000 enfants souffrent de malnutrition sévère et nécessitent un traitement thérapeutique urgent, ajoute l'Unicef.
Selon les agences humanitaires, plus de 3,4 millions de personnes ont besoin d'une aide alimentaire en Ethiopie, notamment dans les régions Oromo (centre) et Somali (sud-est) où la situation humanitaire continue de se détériorer à cause d'une mauvaise saison des pluies.
L'Unicef évoque également des besoins d'aides d'urgence dans les régions Amhara (centre), Afar et Tigray (nord).
"Une forte sécheresse (consécutive à) une faible saison des pluies, d'importante pertes de bétail, le manque de ravitaillement en nourriture et la flambée des prix des denrées alimentaires, du pétrole et des engrais liée à la crise globale, contribuent à la situation fragile des enfants en Ethiopie", explique l'organisation.
Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a indiqué de son côté avoir besoin de 147 millions de dollars (98 millions d'euros) pour acquérir 183.000 tonnes de nourriture destinées aux populations victimes de cette sécheresse.
"L'Ethiopie a connu d'importants succès dans la baisse de la mortalité infantile, mais ils vont être totalement anéantis par des événements comme cette sécheresse", a dit Viviane Steirteghem, représentante adjointe du PAM à Addis Abeba.
L'Unicef avait récemment salué l'Ethiopie pour ses efforts "exemplaires" visant à faire reculer la mortalité infantile, indiquant que ce pays pauvre de la Corne de l'Afrique avait fait baisser le taux de mortalité infantile de 40% entre 1990 et 2008.
19 mai 2008
Sida : les chercheurs prudents après l'échec en septembre d'un vaccin
PARIS (AFP) — Un quart de siècle après l'identification du virus du sida, la communauté scientifique, prudente, est à la recherche d'un nouvel élan et se refuse à se fixer une échéance pour parvenir à mettre au point un vaccin moins d'un an après l'échec d'un projet prometteur.
Plusieurs centaines de chercheurs, épidémiologistes, médecins, dont les deux auteurs de la découverte du virus, Luc Montagnier et Robert Gallo, se sont réunis lundi à l'Institut Pasteur à Paris pour un colloque de trois jours visant à faire le point sur "25 ans de VIH" et sur les efforts faits et à faire pour juguler l'infection.
"Jamais pour une maladie autant d'argent et autant d'énergie n'ont été mis dans la recherche", a souligné Alice Dautry, présidente de l'Institut Pasteur.
Mais le triomphalisme n'était pas de mise, avec la poursuite de l'épidémie -"l'équivalent d'un tsunami mensuel avec 200.000 morts par mois", a noté Robert Gallo-, le manque d'accès des populations du sud aux médicaments, les effets secondaires importants des trithérapies, et l'échec en septembre des essais du vaccin le plus prometteur, de fait totalement inefficace.
Quelques recherches sont cependant en cours sur d'autres types de vaccins.
Les intervenants ont insisté sur l'extrême mutabilité du virus du sida.
"Dans une seule personne atteinte il y a plus de variations que dans une épidémie mondiale de grippe", a souligné Gary Nabel, du Centre de recherche sur les vaccins de Bethesda.
Et pourtant le grand public a tendance à considérer peu à peu le sida, trithérapies aidant, comme une maladie chronique, "ce qui risque de le banaliser", a fait valoir Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS), qui coordonne la recherche française. Il a noté, même dans les pays du nord, des prises en charge trop tardives et des recrudescences de l'épidémie.
La phase est difficile, mais il ne faut pas pour autant baisser les bras.
"Les efforts doivent redoubler", ont dit plusieurs intervenants. "Les avancées ont été extraordinaires, mais nous serons jugés sur ce que nous ferons dans les 25 prochaines années", a souligné Anthony Fauci, de l'Institut national de l'allergie et des maladies infectieuses (NIAID, Etats-Unis).
Se distançant des essais à grande échelle et des faux espoirs qu'ils suscitent, la plupart des spécialistes, Robert Gallo au premier chef, ont insisté sur la nécessité d'en revenir aux "fondamentaux".
"On a besoin d'idées nouvelles et d'équipes nouvelles, d'avoir un regard nouveau sur la biologie cellulaire", a dit M. Delfraissy.
Pour Mme Dautry, "quand un problème est nouveau, il faut l'attaquer par tous les points de vue". Elle a prôné à cet égard "une approche pluridisciplinaire" permettant de "regarder le problème avec un autre oeil".
Il faut aussi bien sûr que les financements soient au rendez-vous. "L'argent est toujours un problème, mais aujourd'hui c'est un plus grand problème", selon le Dr Gallo. Et particulièrement en France, numéro 2 mondial de la recherche sur le sida, où le budget annuel de la recherche sur les vaccins est selon M. Delfraissy de 5 millions d'euros, contre 600 millions de dollars aux Etats-Unis.
Ce qui est sûr, c'est qu'"il n'y aura pas de solution immédiate" et qu'"il ne faut surtout pas se donner de délais", ont dit les spécialistes. "Le tunnel va être long, mais il n'y a pas un trou noir au bout", a quand même assuré Simon Wain-Hobson, de l'Institut Pasteur.
12 mai 2008
Réserves naturelles: Kosciusko-Morizet réaffirme l'engagement de l'Etat
AFP | 09.05.2008
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a réaffirmé vendredi à Blainville-sur-mer (Manche) l'engagement de l'Etat en faveur des réserves naturelles, dont le budget a augmenté de 16% en 2008.
"Je viens réaffirmer et confirmer l'engagement de l'Etat auprès des réserves naturelles de France", a-t-elle indiqué lors d'une conférence de presse organisée en marge du 27e congrès des réserves naturelles, qui se tient depuis mardi sur la côte ouest de la Manche.
Le budget de l'Etat consacré aux réserves naturelles a augmenté de 16% en 2008, par rapport à 2007, pour atteindre 17,3 millions d'euros, a-t-elle rappelé.
"Nous sommes satisfaits, car elle a tenu un discours clair (...) On a l'impression qu'il ne s'agit pas seulement de promesses mais d'actes", a indiqué à l'AFP Jean-Philippe Grillet, directeur des 324 réserves naturelles de France, dont 160 sont gérées par l'Etat, 158 par les régions et six par un statut spécial. Elle emploient quelque 800 personnes.
"Les réserves naturelles sont des morceaux de territoire qui se veulent des exemples de ce qu'il est possible de faire en matière d'aménagement, d'accueil, de pédagogie, et qui ont aussi un intérêt économique incontestable", a souligné M. Grillet.
09 mai 2008
Le Brésil lance un nouveau modèle de développement durable en Amazonie
AFP | 09.05.2008
Le Brésil a lancé jeudi le Programme Amazonie Durable (PAS) qui propose un nouveau modèle de développement pour cette vaste région menacée par la déforestation.
Lors de la cérémonie de lancement, le président Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé que ce programme comprenait notamment des travaux d'infrastructures dans neufs Etats amazoniens, l'ouverture de lignes de crédit pour les petits producteurs et l'adoption de nouveaux critères pour l'occupation des terres par les paysans.
De plus, il prévoit de nouvelles actions pour combattre la déforestation et l'occupation illégale des terres du domaine public.
"Nous savons tous que l'Amazonie doit se développer, mais nous savons tous qu'elle a besoin d'un modèle de développement plus élaboré et non prédateur", a souligné Lula.
Selon le président brésilien, ce nouveau plan prouve que le Brésil a les moyens de protéger la plus grande forêt du monde.
"Il y en a qui pensent que l'Amazonie doit appartenir à l'Humanité et nous partageons ce point de vue s'il signifie que l'Amazonie doit produire des bénéfices pour tous. Mais nous clamons haut et fort qu'il revient uniquement au Brésil de s'occuper de l'Amazonie", a souligné le président.
Il a insisté sur la nécessité de respecter l'environnement dans le domaine de la production agricole car, a-t-il dit, si "nous ne faisons pas correctement les choses, l'importation de soja pourrait être interdite" sous prétexte qu'elle est plantée dans la forêt amazonienne.
Pour Lula le PAS permettra aux Brésiliens de défendre leur politique pour la région amazonienne face aux critiques internationales.
"Chaque fois que l'on parle de l'Amazonie à l'étranger, nous sommes sur la défensive pour répondre à des questions comme la déforestation, les brûlis ou la pollution", a reconnu Lula.
03 mai 2008
En Irak, les carpes frétillent de nouveau dans un ancien fief d'Al-Qaïda
Sciences
AFP | 30.04.2008 | 22:12
Dans une région d'Irak où Al-Qaïda opérait sans entrave, la récente débacle des extrémistes a donné une nouvelle chance aux carpes d'élevage qui peuvent y grandir tranquilles.
"L'année dernière, Al-Qaïda nous a empêchés de nous occuper de nos bassins d'élevage", explique le cheikh Jaffar Hussein al-Massoudi, dans le village de Khidr, à 60 km au sud de Bagdad. La localité a longtemps fait partie du "Triangle de la mort", une zone où les émules d'Oussama ben Laden régnaient en maîtres.
"Maintenant qu'ils ont été chassés, nous avons pu remettre en état les bassins, les pompes ont été réparées et nous avons relancé le programme de reproduction", commente le cheikh en montrant les larves de carpes qui dansent dans un aquarium sous la lumière d'une lampe torche.
Ce fretin encore fragile est la première étape d'un processus qui, en trois mois de soins attentifs, devrait permettre de livrer aux restaurants et aux particuliers les carpes, depuis toujours les poissons favoris des Bagdadis.
Connues sous le nom de masgouf, elles sont grillées, ventre ouvert, sur des feux de bois, dont les lueurs, jadis, illuminaient les restaurants en plein air des rives du Tigre.
Cette activité était si rentable qu'à l'époque de Saddam Hussein, nombre de fermes d'élevage avaient été confisquées et données à des puissants du régime en récompense de leurs bons et loyaux services.
Après la chute du régime en avril 2003, ces exploitations ont été rendues à leurs propriétaires d'origine.
Mais dans le secteur de Khidr, la satisfaction a été de courte durée.
"Al-Qaïda a pris le contrôle des élevages à la fin de l'année 2006", se souvient le cheikh Jaffar. Les extrémistes inspirés par la forme la plus rigoriste de l'islam, le wahhabisme, se sont attaqués à cette activité traditionnelle.
"Ils ont non seulement volé et vendu les poissons mais ils ont également détruit les pompes, provoquant une stagnation de l'eau et causant ainsi la mort des oeufs", assure encore le cheikh.
Selon lui, le village, avec ses champs verdoyants, ses palmeraies et ses mares poissonneuses est devenu le repaire de celui qui est considéré comme le chef des affiliés d'Al-Qaïda en Irak, Omar al-Bagdadi.
Le commandement américain assure que ce personnage est une création médiatique, destinée à donner un visage à la nébuleuse jihadiste. Celle-ci se présente comme le front ultime de la résistance contre l'envahisseur mais les Irakiens l'accusent des pires violences.
Pour cheikh Jaffar, il ne fait aucun doute qu'Omar al-Bagdadi était parmi les responsables d'Al-Qaïda qui ont fait de son village bucolique leur refuge. "Pendant un moment, ils ont utilisé les élevages de poissons comme quartier général", assure le quadragénaire qui parle sans élever la voix, derrière une moustache fournie.
Commme la majorité des habitants de ce secteur, il a dû fuir face à la violence des extrémistes, jusqu'à l'offensive des troupes américaines en février.
"Il y a peu, cette région était encore très dangereuse", assure le capitaine James Hart, qui a participé aux opérations. "Al-Qaïda contrôlait complètement le secteur. Si quelqu'un s'aventurait ici, il était sûr d'être exécuté. Une des fermes avait même été transformée en salle de torture".
L'officier américain explique qu'il y a encore beaucoup de munitions et de pièges non explosés dans les champs et les canaux d'irrigation.
Mais quelque 100 familles sur les 130 qui avaient fui le secteur sont de retour. Pour accélérer le processus de normalisation de cette région, les responsables américains aident à la relance des élevages.
Un expert agricole du Département d'Etat, le colonel John Nye, est même venu coordonner cet effort, qui est accompagné de micro-crédits de 700 à 1.000 dollars par exploitation. Le redémarrage des fermes permet de donner du travail aux hommes de la région, une manière efficace d'éviter qu'ils ne retombent dans les filets des extrémistes.
30 avril 2008
SIDA : Une protéine humaine suscite de nouveaux espoirs
NOUVELOBS.COM | 29.04.2008
L'ITAK pourrait ouvrir une nouvelle voie pour combattre le rétrovirus responsable du sida en neutralisant la résistance du pathogène aux antirétroviraux.
Une protéine humaine pourrait ouvrir une nouvelle voie pour combattre le rétrovirus responsable du sida (VIH) en neutralisant la résistance du pathogène aux antirétroviraux, selon des travaux publiés, lundi 28 avril, aux Etats-Unis.
Les chercheurs indiquent avoir bloqué une infection avec le VIH dans une éprouvette en désactivant une protéine humaine appelée ITK active dans les lymphocytes T, des cellules immunitaires clé de l'organisme.
Mutations multiples
La plupart des traitements anti-sida ciblent les protéines du virus lui-même responsable de l'infection. Mais dans la mesure où le VIH est capable de mutations multiples, les protéines ciblées changent rapidement et conduisent à l'émergence de résistance du virus aux traitements, expliquent ces scientifiques dont l'étude paraît dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 28 avril.
Ces chercheurs ont découvert qu'en agissant sur la protéine ITK (interleukine-2-inducible T cell kinase), ils pouvaient bloquer l'infection par le VIH des cellules immunitaires humaines.
La protéine ITK active les lymphocytes T dans le mécanisme normal de réponse immunitaire de l'organisme humain, explique le Dr Pamela Schwartzberg, de l'Institut national américain de recherche sur le génome humain (NHGRI), principale auteur de cette recherche.
Contrairement aux protéines du virus VIH, la protéine ITK connaît très peu de mutations, souligne-t-elle, ce qui explique le récent intérêt de la communauté de la recherche à développer des traitements pour la neutraliser.
Les effets secondaires
Tenter de contrer le virus VIH qui mute très rapidement en prescrivant des combinaisons de médicaments et en changeant de traitements peut en effet accroître le risque d'effets secondaires toxiques et n'est pas toujours couronné de succès, souligne ce médecin.
Quand le VIH entre dans l'organisme, il infecte les cellules lymphocytaire T et prend le contrôle du mécanisme de défense, ce qui permet au virus de produire des copies de lui-même.
L'infection finit par compromettre l'ensemble du système immunitaire provoquant le sida, le syndrome de l'immuno-déficience acquis.
Ces travaux montrent que si la protéine ITK n'est pas active, le virus du sida ne peut pas efficacement utiliser les cellules lymphocytaires T pour se reproduire, ce qui ralentit voire bloque sa propagation.
"Ce nouvel éclairage représente une contribution importante dans la recherche sur l'infection par le virus du sida", souligne le Dr Eric Green, le directeur du NHGRI dans un communiqué.
"Découvrir une cible cellulaire humaine qui peut être désactivée et bloque en même temps l'infection par le VIH valide un concept novateur et ouvre la voie à de nouvelles thérapies potentielles", ajoute-t-il.