22 octobre 2008
L'Occident prêt à promettre plus de 2 milliards d'euros d'aide à la Géorgie
cela sera tout à fait normal que les Russes ne soit pas partie prenante dans l'aide pour la Géorgie puisque les Russes annexe l'Ossétie du sud
Si les Russes avaient été invité à participer à l'aide à la reconstruction de la Georgie ,qu'ils ont détruite en partie ,cela aurait été un affront pour la Géorgie et l' UE
le Président de la G.O.C. (futur M.D.C.)
L'Occident prêt à promettre plus de 2 milliards d'euros d'aide à la Géorgie
[ 22/10/08 - AFP ]
Impuissants face à la mainmise de Moscou sur sur l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, les Occidentaux devraient concrétiser leur soutien à la Géorgie mercredi en lui apportant environ deux milliards d'euros pour réparer les dégâts dus au conflit avec la Russie et relancer son économie.
Quelque 67 pays et grandes institutions financières - Banque mondiale, Fonds monétaire international (FMI), Banque européenne d'investissement (BEI) et Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) - ont été invités à la conférence des donateurs pour la Géorgie. Elle sera ouverte mercredi à Bruxelles par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et la présidence française de l'UE, représentée par son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
La Russie n'a pas été conviée.
Les sommes qui seront promises mercredi "sont clairement destinées à la Géorgie dans son intégrité territoriale et nous n'avons pas la même interprétation de cette intégrité pour le moment", a expliqué un responsable de la Commission européenne. Une allusion à la reconnaissance par Moscou de l'indépendance des régions séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, dénoncée par les Occidentaux.
Le gouvernement géorgien, qui sera représenté par son Premier ministre Lado GourguénidzéGourguénidzé et sept ministres, avait aussi souhaité ne pas "voir de représentants russes à la conférence", a-t-il reconnu.
Une participation russe aurait paru incongrue à cette conférence visant à donner "un signal fort de soutien et de confiance" à la Géorgie: des trois ex-républiques soviétiques du Caucase, ce pays clé pour l'acheminement des hydrocarbures de la Caspienne s'est le plus "occidentalisé", via sa demande d'adhésion à l'Otan et son programme de réformes économiques.
La Commission européenne s'est déjà engagée à apporter jusqu'à 500 millions d'euros à TbilissiTbilissi d'ici à 2010 - un quadruplement par rapport à son aide annuelle de 40 millions d'euros dans le cadre de sa politique de soutien aux pays voisins de l'UE pas susceptibles de rejoindre l'UE à moyen terme.
Les Etats-Unis ont eux aussi déjà promis un milliard de dollars (700 millions d'euros).
Un autre milliard de dollars pourrait être apporté sous forme de prêts par la Banque mondiale, la BEI et la BERD, qui viendrait s'ajouter aux 750 millions de dollars (535 millions d'euros) de crédit promis par le FMI.
Les organisateurs espèrent ainsi combler tous les besoins, évalués à 2,38 milliards d'euros sur trois ans par une mission d'évaluation menée au pas de course par l'UE et la Banque mondiale début octobre.
Ce montant se répartit en trois volets: besoins "immédiats" auxquels répondre avant mars 2009 (670 millions d'euros); "investissements clé" à financer, notamment dans les infrastructures routières et énergétiques, d'ici à mars 2010 (900 M EUR). Plus 1,1 milliard d'euros pour des "besoins supplémentaires" d'ici au début 2011.
Cet argent, destiné à des fins "exclusivement civiles", doit permettre à l'économie géorgienne, très dépendante des investissements étrangers, de revenir fin 2009/début 2010 à son niveau de croissance d'avant le conflit, soit quelque 10,5% en rythme annuel.
Il doit aussi aider à intégrer les quelque 65.000 personnes déplacées par le conflit, dans un pays qui n'a pas encore remis en selle les 220.000 réfugiés des guerres qui avaient déchiré ces régions juste après l'effondrement de l'URSS.
Sur ces 65.000 déplacés, quelque 30.000 chassés des régions séparatistes n'ont aucune perspective de retour, précise la Commission.
Quant aux Abkhazes et Ossètes, ils pourraient théoriquement bénéficier eux aussi d'une partie de l'aide internationale, explique un responsable européen.
Mais il faudrait pour cela "que les autorités de facto (de ces territoires) en permettent l'accès et qu'elles ne répondent pas simplement: +la Fédération russe s'occupe de tout, ne vous inquiétez pas+", souligne-t-il.
Par Catherine TRIOMPHE

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