Gauche ouvrière et chrétienne

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Association de loi 1901, à but non lucratif, (numéro de déclaration : 0722002611) militant pour une gauche nouvelle, proche des couches sociales les plus basses, et qui n'est plus peur d'être chrétienne.

15 mars 2008

Social / Un phénomène « récurrent et ignoré » :Les précaires du secteur public

Les précaires du secteur public

Professeur de français, conseiller ANPE ou assistant de vie scolaire, ils ont en commun de travailler pour le secteur public, en situation de précarité. Un fait dénoncé cette semaine dans un manifeste syndical.

« Avec un salaire de 780 euros net par mois, pour un loyer de 600 euros à Paris, je survis », explique Yannick, 30 ans, embauché comme Emploi de vie scolaire (EVS) dans une école parisienne, en charge d'une élève handicapée 26 heures par semaine.
« Je jongle avec les factures et je mange beaucoup de pâtes », ironise le jeune homme, en contrat d'accompagnement à l'emploi (CAE) pour 2 ans et qui a participé cette semaine à un colloque sur l'emploi précaire organisé par la FSU (1ère organisation syndicale chez les fonctionnaires d'État).

La plupart des
766 000 non-titulaires
payés en-dessous du Smic

Cet ancien chômeur pendant plus d'un an a accepté ce contrat car il n'avait « pas le choix », regrettant qu'on « pallie un manque de personnel avec des contrats au rabais ». « Dans deux ans, je serai obligé de partir tandis qu'un autre sera embauché dans la même précarité », souligne-t-il.
Cette précarité est « un phénomène récurrent et ignoré » dans la fonction publique, explique Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, qui estime le nombre de non-titulaires à 15 % des effectifs, soit environ 766 000, et un peu moins de 200 000 le nombre de contrats aidés, des chiffres confirmés par le rapport annuel 2006-2007 de la fonction publique.
Dans l'Éducation, pour être titularisé, la concurrence est rude, souligne M. Aschieri: 600 postes y sont ouverts au concours interne chaque année, pour plus de 20 000 non-titulaires.
En 2006, une étude de la Dares (ministère du Travail) précisait qu'avec 16 % des emplois, la part des « contrats courts » (CDD, vacataires, emplois aidés, stagiaires) ne cessait d'augmenter dans la fonction publique.
Bien sûr, tous les non-titulaires ne sont pas précaires, et certains préfèrent rester contractuels, car ils sont parfois mieux payés. « Mais la grande masse est en-dessous du Smic » et travaille souvent à temps partiel, affirme M. Aschieri, qui a demandé mercredi au secrétaire d'État à la Fonction publique André Santini, « un recensement » des situations précaires.
Une idée à laquelle « réfléchit » le ministère, qui souligne qu'une circulaire vient d'élargir la possibilité de cumuler, en sus de son activité principale dans la fonction publique, d'autres activités, publiques ou privées, permettant parfois d'améliorer certaines situations.

Édition du Sam 15 mars 2008  DNA

Un CDD peut en cacher un autre

Dans un manifeste rendu public mercredi, la FSU demande « un plan de titularisation » pour tous les précaires.
Un rêve auquel Vincent Lombard, 31 ans, ne croit plus. Ce professeur de français depuis 6 ans dans l'académie de Grenoble multiplie les embauches en contractuel, et parfois même en vacataire, un statut encore plus précaire car « payé à l'heure, et sans droit social ».
LES RECTORATS IMPOSENT
LA « FLEXIBILITÉ A OUTRANCE »
Le tout ponctué de périodes de chômage, qui l'empêchent de pouvoir prétendre à un CDI de la fonction publique, statut qui nécessite 6 ans de service continu sans interruption, et n'apporte de toute façon aucune garantie de titularisation.
Avec 1 170 euros net par mois et des frais d'essence non remboursés, il se plaint de la « flexibilité à outrance » que les rectorats imposent, l'envoyant parfois en poste à plus de 100 km de son domicile.
Quand à Marie Catusse, 52 ans, en CDD pour 2 ans à l'ANPE de Riom, elle espère toujours être embauchée un jour en CDI. Elle a laissé toutes ses affaires à Béziers, dans un garage, pour venir en Auvergne, pour un salaire mensuel de 1 120 euros. « Je m'accroche, car le boulot me plaît », explique cette mère de deux enfants, qui s'« inquiète de la future fusion ANPE-Assedic, et de l'avenir du service public ».

Posté par daniel721 à 22:44 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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