Gauche ouvrière et chrétienne

Gauche ouvrière et chrétienne

Association de loi 1901, à but non lucratif, (numéro de déclaration : 0722002611) militant pour une gauche nouvelle, proche des couches sociales les plus basses, et qui n'est plus peur d'être chrétienne.

29 février 2008

Pour la culture aussi, Nicolas Sarkozy veut la rupture

Encore une promesse que Sarkosy n'aura,n'a pas tenu.

La culture est ,en général,pour les hommes politiques une quantité négligeable ,une chose que l'on peut laisser disparaître

Et pour les municipales ,nous n'avons pas encore entendu des politiques mettre la culture en bonne place même lorsqu'ils en parlent.

La GAUCHE OUVRIÈRE ET CHRÉTIENNE ,l'a mise dans ses idées et cela depuis le début car pour nous la culture est

l'un des éléments essentiels de la vie française

Le Président de la G.O.C.

Désintérêt

didier pourquery

QUOTIDIEN : vendredi 29 février 2008

Nous étions prévenus. Pour la culture aussi, Nicolas Sarkozy veut la rupture.

Sur le même sujet

Nous étions prévenus le soir de son élection, quand Mireille Mathieu et Christian Clavier triomphèrent.

Nous étions prévenus par ses discours sur la «démocratisation de la culture», idée généreuse mais à double tranchant.

Nous étions prévenus quand il encensa Malraux et Lang… pour mieux enterrer leur politique.

Nous étions prévenus quand ce fan d’Eurodisney parla d’obligation de résultats en matière culturelle.

Nous étions prévenus, mais restions incrédules.

Aujourd’hui, les artistes, groggy, découvrent un budget d’austérité qui favorise les grosses institutions au détriment des initiatives de terrain. Pas un jour sans qu’on apprenne que tel cinéma d’art et d’essai ou tel lieu de création musicale doit fermer ses portes.

Le rôle de l’Etat est de soutenir par des aides la création originale, la diversité des talents et des imaginations.

Face à cet impératif absolu, voici un gouvernement libéral qui s’intéresse peu à la culture… et considère que les lois du libéralisme doivent s’appliquer à ce «marché»-là comme aux autres. A côté du secteur privé de la culture doit se développer un secteur subventionné où toutes les audaces, les surprises, les recherches, peuvent s’épanouir. C’est l’honneur de l’Etat, surtout en France, de promouvoir cette culture à la fois innovante et de proximité.

Plutôt que de défendre notre patrimoine gastronomique, Nicolas Sarkozy ferait mieux de se battre pour la création culturelle française, que certains en Amérique voient déjà morte.

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Belgique: l'idée d'un Premier ministre francophone refait surface

vendredi 29 février 2008,

BRUXELLES

AFP nouvelobs

Les francophones de Belgique peuvent-ils encore prétendre au poste de Premier ministre, accaparé depuis 30 ans par la majorité flamande de la population? L'un de leurs principaux représentants politiques a mis vendredi le sujet controversé sur le tapis.

Interrogé par le quotidien La Libre Belgique vendredi pour savoir s'il regrettait que les francophones ne s'unissent pas autour d'un candidat de leur communauté en vue du poste suprême, Didier Reynders, ministre des Finances depuis 1999, répond sans hésiter :"Oui".

"Sur plusieurs plans, on fait passer des problèmes idéologiques (entre les différents partis de cette communauté) avant la défense des francophones", ajoute le président du parti libéral francophone, première formation politique en Wallonie et à Bruxelles depuis les élections législatives de juin 2007.

De notoriété publique, l'homme se verrait bien occuper lui-même la tête de l'exécutif. Depuis 1970, les Belges n'ont connu que deux chef de gouvernement francophones : Edmond Leburton, entre janvier 1973 et avril 1974, et Paul Vanden Boeynants, d'octobre 1978 à avril 1979.

Pour le reste, les Premiers ministres qui se sont succédés ont été sans exception des Flamands néerlandophones, notamment les chrétiens-démocrates Wilfried Martens et Jean-Luc Dehaene, puis le libéral Guy Verhofstadt depuis 1999.

Bien qu'aucune règle légale ne le prévoie, cette prédominance néerlandophone est considérée comme un droit acquis par les Flamands, qui représentent 60% des 10 millions de Belges, pour 40% de francophones.

Ainsi, le 20 mars, le vainqueur des élections législatives en Flandre l'an dernier, le chrétien-démocrate Yves Leterme, doit prendre la succession d'un autre néerlandophone, M. Verhofstadt. Après avoir pourtant échoué à deux reprises à former une coalition en 2007.

Depuis quelques années, les francophones s'interrogent néanmoins. Le premier à en avoir parlé fut le président du Parti Socialiste, Elio Di Rupo, qui a mené campagne l'an dernier en tant que "premier-ministrable". Le succès électoral n'ayant pas été au rendez-vous, le leader socialiste wallon a dû se mettre en retrait.

L'homme fort côté francophone est désormais Didier Reynders. Durant la crise de 2007, l'ambitieux ministre n'a jamais qualifié d'automatique le sacre d'Yves Leterme.

Et dans La Libre Belgique, il se montre inhabituellement virulent à son égard, affirmant "attendre depuis neuf mois" ses propositions pour stabiliser la Belgique.

Surtout, il entend aujourd'hui tirer profit de tensions récentes dans le camp flamand, qui ont fragilisé la position d'Yves Leterme.

En cause : la décision d'un petit parti indépendantiste allié au leader flamand, la NVA, de ne pas soutenir son futur gouvernement. La NVA estime ne pas avoir suffisamment de garanties qu'une grande réforme donnant une plus large autonomie à la Flandre pourra être réalisée dans les mois qui viennent.

"Celui qui entend succéder (à Guy Verhofstadt) doit d'abord remettre de l'ordre dans sa famille politique", a accusé Didier Reynders.

La défection de la NVA change en effet les rapports de force au sein de la future coalition gouvernementale. La famille libérale, dont fait partie M. Reynders, pourra compter sur nettement plus de députés soutenant l'action de l'exécutif que la famille chrétienne-démocrate d'Yves Leterme.

Malheureusement pour Didier Reynders, les autres partis francophones, qu'il a durement combattu ces dernières années, ne lui apportent pas leur soutien dans sa croisade. A un an d'élections régionales, ils ne sont guère pressés de le voir accéder à un poste aussi visible que celui de Premier ministre.

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Redéfinition du dispositif militaire:Scepticisme en Afrique

vendredi 29 février 2008,

La redéfinition du dispositif militaire français en Afrique, évoquée jeudi par le président Nicolas Sarkozy, suscite un certain scepticisme parmi les observateurs africains, qui doutent de la viabilité d'un projet de désengagement sur lequel Paris a déjà buté par le passé.

Mouhamadou Mbodj, coordonnateur du Forum civil, la section sénégalaise de Transparency international, rappelle que l'idée d'un retrait progressif des forces françaises en Afrique n'est pas véritablement une nouveauté. L'ancien Premier ministre français (entre 1997 et 2002) Lionel Jospin, qui voulait «rompre avec les zones d'influence en Afrique, avait déjà manifesté à peu près la même volonté politique, mais rien de significatif ne s'est passé depuis», se souvient-il.

Le président gabonais Omar «Bongo l'avait vivement interpellé à l'époque. On se rend compte aujourd'hui, paradoxalement, que ce sont les leaders locaux qui sont demandeurs», assure M. Mbodj, estimant par exemple que «sans l'intervention française au Tchad (début février, le président Idriss) Deby (Itno) aurait fait ses bagages».

Lors d'une visite d'Etat en Afrique du Sud jeudi, M. Sarkozy a déclaré que «la France n'a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique», estimant que «l'Afrique doit prendre en charge ses problèmes de sécurité». Paris compte depuis de nombreuses années un dispositif militaire permanent centré sur le continent africain. Quelque 9.000 soldats français sont actuellement déployés en permanence au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Gabon, au Tchad et à Djibouti. Ces bases constituent un point d'appui pour les forces française de passage, un réservoir d'alerte pour conduire des opérations et un moyen d'entraîner les armées locales. Mais elles ont aussi une vocation régionale de développement des capacités africaines de maintien de la paix.

M. Sarkozy a également annoncé la «renégociation de tous les accords militaires de la France en Afrique», sur lesquels plane un certain mystère, expliquant qu'«il n'est plus concevable, par exemple, que nous soyons entraînés dans des conflits internes». «Je suis un peu sceptique. Il y a un décalage entre les intentions et les faits», réagit l'opposant tchadien Saleh Kebzabo, président de l'Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR).

«Ce qu'a fait la France au Tchad au début du mois, ce n'est pas la rupture, c'est un retour vingt ans en arrière !», assure-t-il. Lors de l'attaque rebelle ratée des 2 et 3 février à N'Djamena, l'armée française a fourni un appui aux forces gouvernementales, conduisant les rebelles tchadiens à accuser Paris d'ingérence.

«Un tel interventionnisme pour soutenir le pouvoir en place, ce n'est même pas prévu par les accords de coopération militaire, alors on peut toujours revoir ces accords, ça ne change pas grand chose», accuse encore M. Kebzabo. De l'avis de M. Mbodj, «il ne suffit pas d'annoncer la fin de la +Françafrique+ pour que le système prenne fin, c'est un processus qui prendra du temps, cette mesure va se heurter à la rigidité d'un système qu'on ne peut pas changer du jour au lendemain». «Il y aura des résistance en France, mais aussi en Afrique. (M. Sarkozy) sous-estime un peu le poids du système», assure-t-il.

Les propos de M. Sarkozy ont d'ailleurs été nuancés vendredi par le ministre français de la Défense, Hervé Morin, qui a assuré que la France continuerait «bien entendu à avoir une implantation en Afrique». Le général Philippe Bonnet, commandant des Forces françaises déployées au Sénégal, a indiqué à l'AFP qu'un retrait total ne semble pas d'actualité.

«Pour Dakar, nous n'avons pas d'élément pour dire que notre stationnement est menacé, au contraire, mais on ne peut pas pour autant assurer que la voilure ne sera pas réduite», a-t-il déclaré.

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Le candidat de gauche à Colombes dépose plainte contre Rama Yade

NANTERRE (AFP) - Le candidat de la gauche à Colombes, le socialiste Philippe Sarre, a annoncé vendredi avoir déposé plainte contre Rama Yade pour diffamation, après les propos de la secrétaire d'Etat sur "cette gauche (...) qui s'en prend à moi parce que je suis noire".

"Je m'étais engagé à porter plainte si je n'obtenais pas d'explications et d'excuses de Rama Yade. Il n'y en a pas eu depuis dix jours", a déclaré à l'AFP M. Sarre, conseiller général PS des Hauts-de-Seine.

Le candidat a envoyé sa plainte, une assignation directe, par courrier au parquet de Nanterre, qui décidera des suites à y donner.

La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, numéro 3 sur la liste de la maire de Colombes Nicole Goueta aux municipales, avait évoqué lors d'une réunion publique le 16 février "cette gauche (...) qui s'en prend à moi parce que je suis noire".

Le porte-parole du PS Julien Dray avait exigé que Mme Yade s'excuse après ses accusations de racisme, faute de quoi il avait promis des suites judiciaires.

La bataille des municipales entre la maire sortante UMP Nicole Goueta et Philippe Sarre s'annonce comme la plus serrée des Hauts-de-Seine.

Avant la victoire en 2001 de Nicole Goueta, une ancienne du RPF, la ville était gérée par les communistes.

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hausse de 0,7% des chomeurs en janvier

Le nombre de chômeurs en France inscrits fin janvier à l'ANPE en catégorie 1 a augmenté de 0,7% comparé à décembre (+13.200) pour atteindre 1,910 million, soit 8,4% de moins qu'un an auparavant, a annoncé le ministère de l'Emploi.
Ces chiffres sont corrigés des variations saisonnières. Fin décembre, le baromètre officiel était en baisse de 9,3% sur un an.

La catégorie 1 de l'ANPE sert de baromètre officiel depuis 1995. Elle ne retient que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé.

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits dans cette catégorie à l'ANPE a atteint 1.910.500 fin janvier.
Le nombre de chômeurs inscrits en catégories 1, 2 et 3 hors activité réduite, qui englobe les personnes prêtes à accepter un temps partiel, un CDD ou un intérim, s'est établi à 2.029.700, lui aussi en hausse de 0,7% par rapport à décembre (-9,6% par rapport à janvier 2007). Ce chiffre s'approche de la définition retenue par l'Insee pour calculer son taux de chômage.

Après des mois de polémiques, le ministère ne publie plus depuis septembre aucune estimation mensuelle de taux de chômage à partir des chiffres ANPE.

Source : AFP

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Minés par l'inflation, les ménages français ont le moral en berne

Par Par Isabelle TOURNE AFP - Jeudi 28 février,

PARIS (AFP) - Les Français, qui vivent de plus en plus mal les hausses de prix, ont encore affiché en février un moral en berne, au plus bas de son histoire, un signal inquiétant pour la consommation et donc la croissance, selon les économistes. Evènement

L'indicateur de la confiance des ménages a baissé d'un point, à -35 points, contre -34 en janvier, un nouveau record, a annoncé jeudi l'Insee.

"L'hypothèse de la déprime passagère doit être balayée: la situation s'apparente davantage à une dépression", estime Alexander Law, économiste chez Xerfi.

Pour Pierre-Olivier Beffy, chef de la division synthèses conjoncturelles à l'Institut national de la statistique, c'est surtout "l'évolution des prix qui a contribué à la dégradation de leur moral". Les Français sont certes moins inquiets qu'en janvier sur les perspectives d'évolution d'inflation. "Mais en tendance, c'est une préoccupation qui reste très forte depuis la mi-2007", note M. Beffy.

"Les Français vivent de plus en plus mal la hausse des prix constatée dans leurs supermarchés", renchérit Alexander Law. L'inflation a atteint en janvier son plus haut niveau depuis 1992, à +2,8% sur un an. Mais "l'inflation perçue, et donc celle qui détermine les comportements de consommation, est bien supérieure à l'inflation +réelle+", estime M. Law.

Ce sont en effet "les prix des produits que l'on achète le plus souvent qui augmentent le plus, ce qui rogne la perception d'un pouvoir d'achat déjà peu dynamique". Les produits alimentaires et l'énergie, "que les Français consomment fréquemment", sont ainsi ceux qui, à leurs yeux, ont le plus augmenté, selon M. Beffy. Conséquence: les ménages jugent de moins en moins opportuns d'effectuer des achats importants. Cet indicateur a chuté en février à son plus bas niveau depuis mai 1997.

"Le poids croissant des dépenses contraintes dans le budget des ménages réduit leur marge pour réaliser d'autres achats", explique Mathieu Kaiser, de BNP Paribas. Si l'Insee relève qu'il n'y a pas toujours de corrélation entre le moral des ménages et leur consommation, les économistes jugent toutefois cette dégradation inquiétante. "La consommation a déjà nettement baissé en janvier, et rien n'indique un changement de tendance pour les mois à venir", juge M. Law. "Autrement dit, la croissance du premier trimestre 2008 est déjà fortement compromise", selon lui.

La consommation des ménages, moteur depuis 10 ans de la croissance française, a de nouveau décroché en janvier, reculant de 1,2% malgré les soldes d'hiver. Noircissant encore le tableau, les Français sont plus pessimistes en février sur les perspectives d'évolution du chômage, malgré les derniers chiffres plutôt encourageants sur le front de l'emploi.

"La confiance était remontée en flèche pendant la période électorale, à cause d'une inflation de promesses; depuis juin elle dégringole", relève Jean-Christophe Caffet, économiste de Natixis.

La baisse du moral des Français semble en effet aller de pair avec la chute de popularité du président Nicolas Sarkozy. "Désamour politique et déception économique se rejoignent assez souvent", dit à l'AFP Alexander Law. Le moral des ménages a ainsi marqué d'autres plus bas dans l'histoire, au moment des troubles dans les banlieues en 2005 et, dix ans plus tôt, du gouvernement impopulaire d'Alain Juppé.

Seuls motifs d'optimisme, selon M. Caffet: "une baisse attendue de l'inflation à partir du deuxième trimestre et, dans une moindre mesure, des effets du +paquet fiscal+, décidé l'été dernier".

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Barrage de nuit à l'expulsion : la mère libérée

A la sortie de la Cité judiciaire de Rennes, hier : Bemenga Bekai vient d'être remise en liberté après deux semaines au centre de rétention. Moment de joie avec son compagnon, leur fils et le député socialiste Marcel Rogemont. Photo : Marc Ollivier.

La Congolaise et son bébé ont échappé de justesse au charter. Des élus et le collectif de sans-papiers ont bloqué le centre de rétention de Rennes.

Les membres du collectif de soutien aux personnes sans papiers ne cachaient pas leur satisfaction, hier après-midi, après la libération d'une Congolaise et de son enfant de 15 mois, à la Cité judiciaire de Rennes. Bémenga Bekai, 35 ans, avait été placée au centre de rétention administrative (CRA), le 12 février, avec le petit Mickaël. Le préfet d'Indre-et-Loire avait, en effet, pris un arrêté de reconduite à la frontière contre elle. Son compagnon, Michel Auku, un Congolais de 42 ans, a, lui, été régularisé et il travaille comme routier à Tours.

Les voitures en travers

Le sort de l'Africaine devait être scellé hier. Un avion l'attendait, elle et son enfant, à Roissy à 10 h 30. Elle devait quitter le CRA vers 3 h. Mais, en pleine nuit, le collectif et des élus socialistes, emmenés par le député Marcel Rogemont, se sont donné rendez-vous devant les grilles du centre. C'est la première fois que des élus socialistes rennais prennent physiquement part à une protestation contre une reconduite à la frontière. Emmanuel Couet, maire de Saint-Jacques-de-la-Lande, où est situé le centre, et des adjoints au maire de Rennes sont là.

Le parlementaire, imité par d'autres militants, barre l'accès du CRA avec sa propre voiture. « Il est inadmissible que l'on brise une famille dont le conjoint est régulièrement installé en France, travaille et peut donc subvenir aux besoins de sa famille », s'indigne Marcel Rogemont. Pendant plus de deux heures, ils empêchent le départ.

Vers 5 h, Bemenga décide de ne pas monter dans l'avion. Alors, direction la gendarmerie de Rennes où elle a été placée en garde à vue avec son petit. Le parquet n'a pas opté pour la comparution immédiate, comme d'habitude. La jeune femme a été présentée, au début de l'après-midi, au juge des libertés et de la détention.

Le magistrat, estimant qu'elle présente « les conditions de représentation suffisantes », l'a remise en liberté, sous contrôle judiciaire, avec une assignation à résidence. La famille a pu regagner son domicile à Tours. Mais l'arrêté de reconduite est toujours en vigueur et le procès est prévu en avril. Mickaël, examiné plusieurs fois par un médecin, a perdu 1,8 kg durant ces deux semaines, « parmi les cris » et derrière les grilles du CRA.

Serge LE LUYER.
ouest - france  29/02/08   

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28 février 2008

CHÔMAGE:Le collectif ACDC dénonce "une baisse imaginaire"

NOUVELOBS.COM | 28.02.2008

Le collectif "Les autres chiffres du chômage" reproche au gouvernement de perpétuer un "mensonge officiel" et de soutenir les statistiques de l'ANPE "en dépit du bon sens".

Les chiffres du chômage avancés par le gouvernement, ont été vivement critiqués, jeudi 28 février, par le collectif "Les autres chiffres du chômage" (ACDC) qui reproche au gouvernement de perpétuer "le mensonge officiel" et de soutenir les statistiques de l'ANPE "en dépit du bon sens". Des statistiques qui sont, pour le collectif, "loin de refléter fidèlement les tendances du marché du travail".
Le ministère de l'Emploi doit publier ce jeudi en début de soirée le nombre de personnes inscrites à l'ANPE fin janvier, ce qui généralement donne lieu à un commentaire de sa part.

L'enquête emploi de l'Insee

Le collectif, qui regroupe des associations, des syndicats et des statisticiens dénonce le fait que "tout continue à se passer comme si les statistiques de l'ANPE étaient un indicateur crédible du chômage", "le mensonge officiel continue".
"On s'était habitué à avoir des chiffres mensuels, mais il faut rompre avec ce rituel et accepter qu'on n'ait pas d'indicateur mensuel précis, car l'outil de mesure n'existe pas", a expliqué à l'AFP l'économiste Pierre Concialdi, membre du collectif.
"Je conçois que ce soit difficile à accepter, mais personne n'a la boule de cristal pour dire quel est l'état du marché de l'emploi chaque mois. Le seul juge de paix c'est l'Enquête emploi de l'Insee", a-t-il ajouté.

Aucune corrélation avec le marché du travail

L'Enquête emploi de l'Insee, pour laquelle 75 000 personnes sont interrogées, est réalisée tous les trimestres. Elle est exploitée avec un décalage de trois mois. Le prochain taux de chômage sera ainsi publié le jeudi 6 mars pour le quatrième trimestre 2007.
Depuis septembre, aucune estimation mensuelle intermédiaire basée sur les statistiques de l'ANPE n'a été publiée.
Dans son communiqué, ACDC dénonce que "le baromètre mensuel officiel (de l'ANPE) représente moins de la moitié des inscrits à l'ANPE"; qu'ensuite, il "ne correspond à aucun concept de chômage internationalement validé"; et que pour finir, "son évolution est loin de refléter fidèlement les tendances du marché du travail".

"Une baisse de chômage imaginaire"

"Pendant douze mois, de la mi-2005 à la mi-2006, le gouvernement s'est réjoui d'une baisse du chômage purement imaginaire", ajoute-t-il.
"En 2007, la dérive des statistiques ANPE s'est sans doute ralentie : les critères de gestion de la liste des inscrits n'ont guère changé, et le contrôle des chômeurs n'a pas connu de nouveau durcissement, mais tout indique qu'en 2008, la dérive pourrait repartir", poursuit le collectif, en référence à la réforme en cours de l'ANPE qui va fusionner avec l'Unedic.

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Kenya: Kibaki et Odinga signent un accord de gouvernement pour régler la crise

Le président kényan Mwai Kibaki et l'opposant Raila Odinga ont signé jeudi à Nairobi un accord de gouvernement devant régler la sanglante crise post-électorale, presque deux mois jour pour jour après le début des violences politico-ethniques qui ont ébranlé le Kenya.

 

Les deux rivaux, assis côte à côte à un bureau devant les services de la présidence kényane, ont paraphé un document de plusieurs pages lors d'une cérémonie publique, en présence du médiateur de l'Union africaine (UA) Kofi Annan et du président de l'UA, Jakaya Kikwete.

MM. Kibaki et Odinga, visiblement émus, se sont ensuite serrés la main sous les applaudissements, avant de poser pour les photographes.

"Je suis heureux aujourd'hui que nous ayons signé un accord qui marque le succès des pourparlers", a déclaré M. Kibaki: "chacun a sa place au Kenya, si nous mettons en valeur la paix et la tolérance".

L'accord de gouvernement de coalition prévoit notamment la création d'un poste de Premier ministre, a annoncé M. Annan à l'issue de la cérémonie

Ce Premier ministre - poste jusqu'à présent inexistant au Kenya et qui devrait revenir à l'opposition - devra être "un membre élu du Parlement", a précisé le médiateur, indiquant que le Parlement devrait se réunir au plus vite pour entériner l'accord.

Les tractations entre les deux camps sur la fonction de Premier ministre s'étaient enlisées ces derniers jours, amenant le médiateur à suspendre mardi les pourparlers avec les équipes de négociateurs pour en appeler à la "responsabilité directe" de MM. Kibaki et Odinga.

Depuis le début de la semaine, la communauté internationale avait accentué ses pressions sur les dirigeants kényans.

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avait ainsi jugé mardi qu'il "n'y avait aucune d'excuse à un nouveau retard" pour mettre fin aux violences et averti que les Etats-Unis pourraient prendre des "mesures" si les dirigeants kényans ne se montraient pas raisonnables.

A New York, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a déclaré mercredi qu'il exhortait "fermement les parties au processus national de dialogue et de réconciliation à prendre sans retard les mesures nécessaires pour trouver une solution à la crise".

Le Kenya est plongé depuis deux mois dans l'une de ses pires crises depuis l'indépendance en 1963, née de la contestation par M. Odinga de la réélection de M. Kibaki lors de la présidentielle du 27 décembre, entachée de graves irrégularités selon les observateurs.

Plus de 1.500 personnes sont mortes dans les violences politico-ethniques qui ont suivi le scrutin, selon la police. Environ 300.000 ont été déplacées, selon la Croix-Rouge kényane.

Signe des tensions persistantes dans le pays, des violences interethniques ont repris dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'ouest après une dizaine de jours de relative accalmie.

"Trois personnes sont mortes" dans des affrontements qui ont éclaté dans la nuit à Molo, ville particulièrement affectée par les violences politico-ethniques, a déclaré à l'AFP le commandant de la police de la ville, Achesa Litabalia.

Selon le chef de la police provinciale, Joseph Ashimala, les violences ont éclaté lorsque des jeunes armés d'arcs et de flèches ont incendié une vingtaine de maisons appartenant à des habitants de retour depuis quelques jours à leur domicile, qu'ils avaient dû fuir au plus fort des affrontements post-électoraux.

En visite jeudi à Nakuru, capitale de la vallée du Rift, l'un des hauts responsables du Mouvement démocratique orange (ODM, parti d'Odinga), William Ruto, a lui, devant la pesse, accusé la police de "tentative systématique de persécuter et d'intimider des partisans de l'ODM dans la vallée du Rift" et "d'arrestations arbitraires de citoyens innoçents".

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Nicolas Sarkozy «prêt à aller chercher Ingrid Betancourt»

Pour Les Farcs,Ingrid Bétancourt est leur monnaie d'échange pour obtenir tout ce qu'ils veulent vis àvis du Président Colombien.

Et si Ingrid venait à mourir ,les fracs accuseraient le Président colombien mais aussi

toutes les autorité internationales.

Mais si Ingrid venait à mourir ce serait la faute aux Farcs ,en la laissant mourir  ,ils font en sorte que

toutes les nations seront contre eux ,ils y perdront.

Les farcs qui voulaient pas qu'on les considérent comme des terrorristes s'y prennent bien mal

car ils agissent comme des terrorristes.

oui,c'est une question de vie ou de mort,il faut qu'elle soit libérée;il faut que Chavez fasse tout pour la faire libérer, pas dans 8 jours mais tout de suite.

Il faut que le président colombien Uribe fasse tout ce qu'il doit pour qu'Ingrid soit libérée

si elle meurt ce sera la faute des Farcs et d'Uribe

mais il faut libérer tous les otages.

Le Président de la G.O.C.

L.S. et C.J. (lefigaro.fr)
28/02/2008

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«C'est une question de vie ou de mort» a martelé le chef de l'Etat qui appelle les Farc à libérer Ingrid Betancourt sans délai. Sa famille est extrêmement angoissée après les dernières nouvelles sur son état de santé.

Si les Farc le demandent, le président de la République «est prêt à aller lui même, à la frontière entre le Venezuela et la Colombie, chercher Ingrid Betancourt». «J'appelle les Farc à libérer sans délai Ingrid Betancourt, c'est une question de vie ou de mort. C'est une question d'urgence humanitaire», a de nouveau plaidé Nicolas Sarkozy au Cap. «La France reste mobilisée jusqu'à la sortie du dernier otage, je m'y engage. Il faut qu'on arrive à faire libérer» Ingrid Betancourt, a-t-il insisté. Le chef de l'Etat a également exhorté le président vénézuélien Hugo Chavez à «user de toute son influence pour sauver la vie» de la Franco-colombienne. Déjà en décembre dernier, le président de la République s'était directement adressé aux Farc via dans un message vidéo dans lequel il appelait aux sentiments humanitaires des guérilleros colombiens pour «sauver une femme en danger de mort».

La France est très inquiète après les déclarations alarmantes sur l'état de santé de l'otage faites par les derniers otages libérés par les farc. Pour le premier ministre François Fillon, la vie d'Ingrid Betancourt n'est sans doute qu'«une question de semaines». «Maintenant, c'est vraiment de la responsabilité des Farc. Ils ont montré qu'ils étaient capables de libérer des otages. Pourquoi pas Ingrid Betancourt?», a ajouté François Fillon. «C'est le jugement de l'Histoire avec lequel les Farc ont rendez-vous maintenant».

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a lui aussi exprimé ses vives inquiétudes quant à l'état de santé de certains otages, indiquant que « la survie des plus faibles (...) est effectivement en jeu ».

« Maman est au bout du rouleau » déclarait de son coté Mélanie Delloye, la fille d'Ingrid Betancourt sur RTL. « Le temps nous est vraiment compté (…) je suis extrêmement angoissée de ce côté-là », a-t-elle ajouté, après les déclarations des ex-otages selon lesquels sa mère serait atteinte d'une hépatite B.

«On n'a plus le temps. Maman, l'être que j'ai de plus cher au monde est en train de mourir», a confié au bord des larmes, Lorenzo Delloye, le fils de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt. «Je demande à toute la communauté internationale, à tous ceux qui nous regardent d'agir pour le bien des otages, pour le bien de la liberté, pour la vie», a-t-il ajouté.

« Elle est complètement au bout de ses forces, (…) elle va très mal », a déclaré Fabrice Delloye, ex-mari d'Ingrid Betancourt sur Europe 1. « Je suis d'autant plus inquiet qu'ils l'ont vue il y a 19 jours, et je me dis maintenant qu'on a plus une minute à perdre. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser mourir Ingrid».«Ingrid est en train de mourir. Elle est atteinte depuis longtemps d'une hépatite et chaque crise est plus dangereuse que les autres» a-t-il souligné . Fabrice Delloye a également lancé un appel, au nom de toutes les familles d'otages, «aux chefs d'Etat du monde entier à apporter leur soutien au président Alvaro Uribe pour qu'il accepte courageusemende discuter d'un accord humanitaire» avec la guérilla.

« C'est quelque chose d'inacceptable », a déclaré Hervé Marro, président du comité de soutien d'Ingrid Betancourt. « Les Farc doivent avoir conscience qu'au moindre cheveu qu'ils touchent d'Ingrid, il y aura des conséquences », a-t-il martelé sur RTL, à propos des témoignages selon lesquels elle serait enchaînée et maltraitée.

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